L'entretien Duo - Interview de 2 jeunes volontaires présents le 9 mars

Léa (21 ans) et Tom (24 ans) sont volontaires depuis le 20 septembre à l’EHPAD Le Menhir du groupe ACPPA. Ils ont accompagné 2 seniors lors des premières rencontres intergénérationnelles , Marcelle, 89 ans et Robert, 95 ans.

1. Qu’avez-vous pensé de cette journée ?

Léa : C’était super sympa de rencontrer des jeunes de toute la France. Les résidents étaient contents de voir les différents ateliers et moi aussi. On a pu voir toute l’implication et ce que représentait le Service Civique Solidarité Seniors. Les résidents étaient super contents et surpris de voir autant de personnes investies pour eux. Et ça fait du bien de voir d’autres jeunes qui font la même chose que nous et aussi de voir d’autres populations.

2. Qu’avez-vous retenu de cette journée ?

Tom : C’était une journée enrichissante et ça m’a permis de découvrir d’autres personnes. Ça change de notre univers et de notre quotidien.

Léa : Le fait que ça soit la première année de ces rencontres, c’est la classe ! Etre les premiers à vivre ça c’est trop cool ! J’espère qu’il y en aura d’autres !

3. A quels ateliers avez-vous participé ?

Léa : On a participé à l’atelier chorale avec Marcelle. Ça s’est super bien passé, les jeunes et les résidents ont parfaitement joué le jeu. En 1h on a présenté la chanson et il n’y a pas eu de fausses notes.

Tom : J’ai participé à l’atelier d’intelligence collective sur comment donner de la visibilité au Service Civique. C’était très sympa et très convivial. C’était vivifiant et très inspirant de voir que tout le monde était très impliqué. Il y avait une super ambiance. Le résident a beaucoup sympathisé avec une autre jeune en Service Civique Solidarité Seniors et était très content de cette rencontre, lui qui ne sort pas beaucoup. Ça a permis à tout le monde de faire de nouvelles rencontres.

4. Avez-vous pu échanger avec d’autres jeunes/seniors ?

Tom : Oui, ça a permis de rencontrer de nouvelles personnes en dehors de celles qu’on a l’habitude de voir et ça fait du bien. Ça a fait plaisir aux résidents de voir autant de monde.

5. Qu’est-ce que l’intergénérationnel représente pour vous ?

Tom : Pour moi, c’est le partage d’expériences et de vécus différents. Il y a ce côté mutuel avec la prise en compte des difficultés des jeunes actuels et la prise en compte des difficultés des personnes âgées. Il y a une reconnaissance et un échange bonifiant pour une génération comme pour l’autre. On dit que c’est les jeunes qui viennent voir les personnes âgées mais ce n’est pas à sens unique, il y a vraiment un échange mutuel.

6. Que pensez-vous du Service Civique Solidarité Seniors ? Et conseilleriez-vous à vos amis d’en faire un ?

Léa : Le Service Civique Solidarité Seniors permet de lutter contre les clichés et de développer l’entraide pour l’avenir. Ça donne du bonheur aux deux générations. En tant que jeune, c’est très gratifiant, on se sent reconnu et valorisé, de la même manière que les seniors se sentent épaulés et moins seuls. C’est un tout. On interagit sur tous les plans est on est au cœur de l’EHPAD. Il y a une bonne ambiance et ça fait plaisir et rassure les familles de voir qu’il y a des jeunes.

Tom : C’est une expérience très humaine et gratifiante pour ceux qui le font et ça donne du bonheur aux bénéficiaires comme aux jeunes.

7. Diriez-vous que le Service Civique Solidarité Seniors a changé à votre vie ?

Léa : Le Service Civique Solidarité Seniors ça remet en question plein de trucs. Finalement je me dis qu’être animatrice en EHPAD m’intéresserait. Ça fait quelque chose

Tom : C’est un tremplin et ça m’a bien aidé à retrouver le moral.

L’équipe SC2S

Retour sur les premières rencontres intergénérationnelles du 9 mars 2022

Depuis sa création, le Service Civique Solidarité Seniors a d’ores et déjà permis à plus de 5 000 jeunes de tous horizons confondus de s’engager et se mettre au service de près de 100 000 personnes âgées. A l’occasion de son premier anniversaire, la mobilisation a invité ses acteurs à participer aux toutes premières Rencontres Intergénérationnelles pour fêter tous ensemble la force des relations intergénérationnelles ! Et ça, c’est « la classe » comme dirait Léa, 21 ans et jeune engagée interviewée sur ses impressions ici .



110 jeunes volontaires et personnes âgées engagés actuellement dans le dispositif, ont mené de concert le 9 mars 2022 à la Cité Fertile (Pantin), des ateliers pour démontrer la force de l’intergénérationnel et construire les prochaines étapes du dispositif ensemble. Au programme de ces ateliers de co-développement ; des ateliers d’intelligence collective pour réfléchir aux moyens d’améliorer le dispositif, les activités à développer entre seniors et volontaires et la façon de guider de nouveaux jeunes vers l’engagement mais aussi des ateliers créatifs avec la création d’une chorale polyphonique et un atelier de reporters « story Instagram ».



« J’ai participé à l’atelier d’intelligence collective sur comment donner de la visibilité au Service Civique. C’était très sympa et très convivial. C’était vivifiant et très inspirant de voir que tout le monde était très impliqué. Il y avait une super ambiance », Tom, 24 ans, jeune engagé, binôme de Léa, interviewé ici



Ces ateliers ont ensuite fait l’objet d’une restitution tonique et joyeuse lors de la plénière animée par Benjamin Dhier. Une plénière rythmée par le bilan de la première année du Service Civique Solidarité Seniors, deux tables rondes « témoignages » sur la vie au quotidien des missions et « partenaires » et la présentation du premier « Baromètre des relations intergénérationnelles » instigué par la mobilisation du Service Civique Solidarité Seniors réalisé par Opinion Way.


« C’est incroyable la dynamique que les jeunes en Service Civique apportent ! Ils ont plein de projets qui permettent de dynamiser encore plus nos établissements », Julie Chemama, représentante de la direction chez CASIP COJASUR


« Le Service Civique Solidarité Seniors marche à tous les coups ! Tout le monde est content. Le Service Civique enrichit tout le monde au sein de la structure. C’est un bon moment d’échange mutuel et c’est du fait ensemble », Philippe Begout, tuteur chez FAITS DE CŒUR



« C’était bien pour les résidents qu’on a accompagnés, ça les a dynamisés et ça leur a beaucoup plu. Ça leur a permis de voir qu’il y avait des choses qui étaient prévues pour eux et ça leur a aussi permis de sortir de l’EHPAD et faire quelque chose de sympa », Tom, 24 ans, jeune engagé en Service Civique Solidarité Seniors à l’EHPAD Le Menhir du groupe ACPPA




Aux côtés des jeunes et des seniors sont aussi intervenus en présentiel ou vidéo, à ces Rencontres Intergénérationnelles les partenaires fondateurs du Service Civique Solidarité Seniors. Commentaires sur le bilan, réactions au baromètre, précisions sur la motivation de leur engagement et projections sur la mobilisation à 10 ans ont été au cœur des sujets développés par les ministres impliqués, les dirigeants et représentants des associations et organisations partenaires. Pour revivre ce temps fort, nous avons extrait une citation par participant, à retrouver ici .


Présents également, les membres de la mobilisation au niveau national et local avec notamment des représentants des collectivités territoriales engagées et les collaborateurs venus de toutes les régions.


« Tout ça [en parlant des personnes présentes le 9 mars] intéressées par les petits vieux ! », s’extasie Robert, 95 ans, résident à l’EHPAD Le Menhir du groupe associatif ACPPA



En bref, l’événement était festif, convivial, solaire (à l’image de notre couleur emblématique) et a témoigné de la force et de la nécessité du dispositif ! Retrouvez ici la vidéo intégrale de l’évènement.



L’équipe SC2S

Sortie du premier baromètre des relations intergénérationnelles :
des enseignements phares qui confirment l'utilité sociale de SC2S !

Ce nouveau baromètre a été commandité par l’association nationale en charge du déploiement du Service Civique Solidarité Seniors pour faire un état des lieux des relations intergénérationnelles en dehors du lien familial dans notre pays entre les 16-25 ans et les plus de 65 ans. Cette étude a été menée en février par OpinionWay auprès de 2 200 répondants.

Pour 88% des jeunes et 92% des seniors interrogés, le renforcement des relations entre les générations est un moyen de lutter contre la dégradation de la santé mentale des seniors. Le baromètre apporte d’autres enseignements phares qui confortent tout l’intérêt du Service Civique Solidarité Seniors.

2 constats majeurs :

1- Pour 71% des seniors, la société actuelle ne favorise pas les occasions de rencontres entre les générations, une impression approuvée par 61 % des jeunes.

Ce que tous regrettent, puisque 73% des seniors et 55% des jeunes ont le sentiment de ne pas passer assez de temps avec l’autre génération.

2- Le sentiment de solitude ou d’isolement social est partagé par les seniors ET les jeunes.

Un sentiment ressenti fortement par 41% des seniors interrogés. L’information phare révélée par l’étude est que les jeunes partagent ce sentiment pour 65% d’entre eux. Renforcer les relations entre les jeunes et les seniors est un bon moyen de lutter contre l’isolement des seniors mais pas seulement.

D’autant plus que passer du temps ensemble présente pour ces 2 générations de nombreux intérêts.

1- Le renforcement des relations entre les générations est un moyen de lutter contre la dégradation de la santé mentale des seniors pour 88% des jeunes et 92% des seniors interrogés.

2- Le nouveau dispositif Service Civique Solidarité Seniors est une réponse adaptée à la crise de solitude identifiée chez nos jeunes comme nos anciens.

Il est plébiscité par 96% des jeunes et 99% des seniors comme l’une des solutions majeures à développer. D’autant plus que passer du temps avec un membre d’une autre génération comporte de nombreux avantages mutuels :

Renforcer les liens intergénérationnels est positif pour tous

Il est notable que pour les 2 générations, ce temps passé ensemble est qualitatif.

Les avantages de passer du temps avec une personne de l'autre génération

Le baromètre a permis de mesurer l’intérêt du Service Civique Solidarité Seniors. Il apparait comme étant une très bonne chose pour 96% des jeunes et 99% des seniors. 69% des jeunes se disent partants pour participer à des missions.

Ce baromètre permettra de suivre dans le temps l’évolution des relations entre jeunes et seniors. Sa première édition est à retrouver et télécharger ici

Les déclarations inspirantes des partenaires

Lors de leur table-ronde du 9 mars aux premières Rencontres Intergénérationnelles , les partenaires ont montré leur attachement aux causes et à la mobilisation qui les réunissent ainsi que leur engagement à aller ensemble plus loin.


Mme Brigitte Bourguignon, Ministre déléguée auprès du ministre des Solidarités et de la Santé, chargée de l’Autonomie :

« Ce dispositif répond autant à des nécessités de court terme que de plus long terme. Peu de projets donnent à la solidarité une dimension aussi universelle. Vive les générations solidaires ! ».


Mme Béatrice Angrand, Présidente de l’Agence du Service Civique :

« Les jeunes sont vraiment le réceptacle de la mémoire des anciens, de leur expérience. Et puis les jeunes peuvent les aider à rester connectés au monde actuel. Donc il faut espérer que nous allons toucher de plus en plus de personnes âgées, de plus en plus de jeunes et que concernant les jeunes, ce sera pour eux des expériences durables qui j’espère formeront les prochains professionnels du grand âge car on en a bien besoin dans ce secteur ».


Mme Emmanuelle Colleu Platteau, Chargée de mission attractivité des métiers du grand âge et de l’autonomie à la DGCS :

« Ce baromètre est tout à fait intéressant pour nous puisqu’il nous montre bien que l’on va dans la bonne direction en soutenant ce type d’action intergénérationnelle. Le Service Civique Solidarité Seniors représente un enjeu très important pour nous puisqu’il est l’occasion de favoriser un changement de regard sur tous les métiers de l’accompagnement de nos aînés ».


M. Eric Vaudaine, Directeur Général Délégué chez Malakoff Humanis :

« L’isolement qui touche nos seniors s’aggrave depuis plusieurs années. C’est pourquoi, nous sommes heureux de soutenir, en lien avec l’AGIRC-ARRCO, ce projet ambitieux qui doit permettre de rompre l’isolement des personnes âgées et de prévenir ainsi la dépendance ».


Mme Marie Trellu-Kane, Présidente d’Unis-Cité et de l’association en charge du déploiement du SC2S :

« L’isolement des personnes âgées et là maintenant avec la covid, l’isolement des jeunes, est tellement énorme que ce ne sont pas 10, 100, 500 jeunes qu’il faudrait mais des milliers de jeunes, si on veut vraiment aller taper à la porte et entrer en lien avec ces 2 millions de personnes âgées en situation d’isolement ».


Mme Marie-Sophie Desaulle, Présidente de la FEHAP :

« Et puis peut-être que pour ses jeunes, c’est aussi une manière de mieux prendre en compte l’autre et nous savons que nous vivons dans une société qui est peut-être très individualiste et si, ce premier engagement de jeune peut permettre ensuite de poursuivre dans la société, dans d’autres activités, sur d’autres thématiques alors je crois que nous aurons collectivement progressé ».


M. Alain Villez, Président des Petits Frères des Pauvres :

« Ces rencontres entre des jeunes et des personnes âgées, rencontrent une grande sensibilité et croisent une attente. Finalement, on s’aperçoit que ces relations sont beaucoup plus détendues qu’on aurait pu le croire. Il y a une attente de part et d’autre : une volonté de découverte pour les plus jeunes et une volonté de sortir de ce ghetto de la vieillesse pour les autres ».


Mme Françoise Fromageau, Présidente de Monalisa et représentante de la Croix-Rouge :

« L’engagement citoyen est facteur d’espoir. Vous avez un fait sociétal qui vous explose un peu à la figure, et en regard, vous avez des gens qui s’engagent, comme une réponse universelle à cette question sociétale avec des formes d’engagement extrêmement différentes et diversifiées ».


Mme Véronique Amram, Directrice Retraite complémentaire et action sociale retraite chez Malakoff Humanis :

« Notre contribution passe aussi bien par un accompagnement sur le plan humain, organisationnel et technique que par un soutien financier important. Nous avons accompagné le déploiement du dispositif sur l’ensemble du territoire en mobilisant tous nos collaborateurs de l’action sociale et en nous appuyant sur tous nos réseaux de proximité. Nous allons naturellement poursuivre notre engagement dans les prochaines années aux côtés de l’Agirc-Arrco ».


Mme Delphine Brillat, Directrice des programmes de l’Action Sociale de l’Agirc-Arrco :

« Aujourd’hui ce sujet SC2S est suffisamment mûr pour que l’Agirc-Arrco puisse s’impliquer et soutenir financièrement le développement de SC2S avec l’ensemble des acteurs de la retraite complémentaire Agirc-Arrco. On sera là bien évidemment pour construire la pérennisation du dispositif ».


Mme Sarah El Haïry, Secrétaire d’Etat en charge de la Jeunesse et de l’Engagement:

« Parler du Service Civique Solidarité Seniors, c’est d’une certaine manière, permettre à plein d’autres jeunes de vivre cette aventure et de faire de notre pays, un pays beaucoup plus engagé, beaucoup plus humain, où on se sent finalement un peu plus heureux ».

Forums Régionaux SC2S édition 2022

Ils sont de retour en 2022 ! Les 13 Forums Régionaux du Service Civique Solidarité Seniors reviennent pour une 2nd édition




Grande nouveauté cette année, ils sont accessibles à tout le monde : pour les jeunes engagé.es en Service Civique mais aussi les jeunes qui souhaitent le découvrir !




Les inscriptions sont ouvertes dès à présent par ici jusqu’au 15 mars !




Lien d’inscription : https://lnkd.in/dvJNKif7

Capture d’écran (18)

1er Baromètre des relations intergénérationnelles par OpinionWay

Actualité : Bienvenue au groupe associatif ARPAVIE !

ARPAVIE a rejoint la mobilisation le 23 novembre 2021

Laure de la Bretèche et Marie Trellu-Kane, respectivement présidentes d’ARPAVIE et de l’Association Nationale pour le déploiement du Service Civique Solidarité Seniors, ont signé une convention d’engagement réciproque en décembre dernier, en présence de Vanessa Gouy-Dion directrice de la résidence Renon, de Jessica Lannier, Directrice de l’Association, de membres du groupe ARPAVIE et de l’Association. Présents également pour cet événement, plusieurs résidents de l’établissement ainsi que les deux volontaires engagés auprès d’eux en Service Civique.

ARPAVIE, 1er groupe associatif français gestionnaire d’établissements pour personnes âgées héberge 10 000 personnes âgées dans 125 établissements. Laure de La Bretèche souligne : « Il est important pour ARPAVIE de pouvoir proposer une offre d’accompagnement alternative et innovante dans nos résidences avec la présence imaginative et engagée des jeunes volontaires du Service Civique Solidarité Seniors. »

"Les jeunes m'apportent de nouvelles idées, une réflexion sur ma fonction et mon rôle d'animatrice sociale" Séverine Lopez, tutrice à l'EHPAD de Canohès du groupe ACPPA

« Dans un premier temps, ma Directrice m’a annoncée la bonne nouvelle, que nous allions accueillir deux jeunes volontaires en service civique. ( Manon et Océane)

Cette décision implique évidemment de les suivre tout au long de leur parcours sur l’EHPAD. En tant que tutrice, cela est motivant dans le sens où je leur transmets les valeurs de notre groupe ACPPA à savoir :  Respect – Dignité – Solidarité – Engagement – Progrès. Je leur transmets un savoir- être et un savoir- faire concernant la population âgée et l’animation.

Accueillir Manon et Océane est un plus pour la structure, elles permettent de diversifier les activités, elles permettent aux résidents de choisir entre plusieurs animations, elles apportent du dynamisme, de la jeunesse, des idées novatrices.

Les résidents apprécient énormément leur présence, leur gaieté, leur gentillesse, leur patience, leur attention et leur écoute.

Pour ma part, elles sont d’une aide précieuse pendant les activités et tout au long de la journée, m’apportent de nouvelles idées, une réflexion sur mes fonctions et mon rôle d’Animatrice sociale. »

L'entretien Duo - Interview de 2 jeunes volontaires de l'EHPAD la Castellane du groupe ACCPA

Marie : Je m’appelle Marie, j’ai 21 ans et je viens d’une petite ville de l’Ain. J’ai récemment obtenu ma licence de psychologie et dans l’attente de me réorienter, je fais un service civique cette année. Ma mission est de créer du lien avec les résidents d’un EHPAD avec mon binôme. Plus précisément, nous sommes amenées à accompagner l’animatrice sur différentes activités, on est aussi présentes sur les temps de gym douce avec l’ergothérapeute et menons certaines activités avec la psychologue et enfin nous mettons aussi en place des activités en autonomie.

Chloé : Bonjour, je m’appelle Chloé, j’ai 21 ans. Je suis en service civique au sein de l’EHPAD Castellane à Rillieux-la-Pape depuis septembre 2021. Ma mission consiste à créer du lien social auprès des personnages âgées. Cela passe par des temps de discussions avec eux, en chambre ou dans les espaces communs, lors des animations, du goûter…

1.  Pourquoi avez-vous choisi cette mission ?

Chloé : Lorsque j’ai décidé de faire un service civique, je savais que je voulais m’engager dans la solidarité mais je ne savais pas auprès de quel public. Je n’avais encore jamais travaillé auprès des personnes âgées, donc je me suis dit que cela serait une bonne expérience ! D’autant qu’avec ce contexte sanitaire difficile, cela m’a rapidement paru comme une évidence de passer du temps avec les personnes âgées.

Marie : J’ai choisi ce service civique pour plusieurs raisons. La première c’est qu’il faisait sens avec mon parcours scolaire. Jeune diplômée en psychologie, en réorientation pour entrer en école de psychomotricité, le choix d’un service civique dans le social me semblait parfait. Et ensuit pourquoi l’EHPAD ? Tout simplement car j’ai beaucoup travaillé avec les enfants durant mes années à l’université entre le bénévolat et les stages, cette fois j’avais envie de découvrir un nouveau public alors pourquoi pas les personnes âgées.

2.       Selon vous, le fait d’être en binôme est-il un plus pour mener votre mission ?

Chloé : Le travail en binôme est un véritable plus ! Echanger, partager nos idées, nos ressentis, nos points de vue, tout cela permet de mieux penser nos activités pour permettre aux résidents de se sentir le plus confortable possible.  Parfois, on vit aussi des moments difficiles en EHPAD, le fait d’avoir un binôme avec qui échanger sur nos difficultés nous permet de mieux les surmonter.

3.       Qu’est-ce qui vous rend fière dans cette mission ? Qu’est-ce qui vous satisfait le plus ?

Chloé : Partir le soir en se disant que l’on a quand même passé un maximum de temps avec les résidents, qu’on a pu leur faire passer une meilleure journée, alors on sait que l’on a été utile. C’est pour moi le plus satisfaisant.

Marie : Ce qui me rend le plus fière dans cette mission, c’est le sentiment d’utilité. Lorsqu’on passe voir les résidents, que l’on met en place des activités, ou même juste lorsqu’on leur dit bonjour, ils nous font ressentir que l’on est utile. Les personnes sont tellement reconnaissantes alors que l’on ne fait pas grand-chose en soit que chaque matin, ça me motive pour y retourner.

4.       Qu’est-ce que la relation avec les personnes âgées vous apporte ? Et vous ? Que pensez-vous leur apporter ?

Chloé : Avec les personnes âgées on s’apporte mutuellement quelque chose. Eux m’apportent de la maturité, en me partageant leurs expériences de vie, leurs joies et leurs peines, parfois en me donnant des conseils, et moi je leur apporte une écoute, une présence, un peu de joie dans ces temps difficiles.

Marie : La relation avec les personnes âgées m’apporte déjà beaucoup de bonheur. C’est très agréable d’échanger quotidiennement avec eux sur n’importe quel sujet. Nous avons plein de résidents très drôles et très agréables. Ils m’apportent aussi beaucoup d’affection. Même si les échanges sont très cordiaux, ils savent nous faire ressentir l’importance que l’on a pour eux. Je pense qu’en échange je leur apporte la même chose qu’eux. Étant souvent isolées, ces personnes n’en demandent pas beaucoup, un peu d’intérêt, un peu d’affection, quelques échanges et cela les rend heureux. Donc c’est ça que l’on essaye de leur apporter au quotidien.

5.       Est-ce que vous souhaiteriez partager avec nous une anecdote ?

Chloé : Les moments qui me touchent beaucoup sont les moments spontanés, lorsque les résidents m’interpellent dans un couloir. Ces temps sont magiques car ils permettent de se rendre compte qu’on n’a pas besoin d’une animation pour les rendre heureux, juste un échange, un moment de rigolade ou d’écoute avec eux suffit. Finalement, la simplicité donne les plus beaux moments !

Marie : J’ai énormément de bons souvenirs durant ces premiers mois. Une fois, nous faisions du chambre à chambre avec mon binôme, je suis allée voir une dame pour lui faire les ongles et discuter avec elle, c’était très agréable, nous sommes restées ensemble une bonne heure. Elle était en plus très satisfaite de sa manucure, l’après-midi je l’ai croisée avec sa famille, elle leur montrait ses ongles. J’ai été très contente pour elle à ce moment-là.